Awoiska van der Molen est un photographe d’une espèce en voie d’extinction. Pour ses sujets d’abord : des paysages. Sans montage, sans retouche. Juste des paysages, simplement un travail pour capter la puissance inhérente au lieu. « Dans de telles circonstances, l’aura, intangible, éthérée, d’un certain lieu peut attirer mon attention. Une absence prégnante des éléments qui n’est pas aisée à définir. Une sorte de Genius Loci ». Et puis, il y a aussi sa façon de travailler. Seul, la nuit, quand ses sens « ne sont pas distraits par les influences diurnes de l’environnement urbain ». Le Néerlandais de 39 ans utilise exclusivement le noir et blanc pour traduire l’intensité des atmosphères. Puis, l’artiste revient seul, encore, car « vient le tirage argentique, étape importante du processus artistique. Se trouvent transférées dans la chambre noire, l’isolation et la concentration que j’expérimente lors de la prise de vue ».













Retrouvez chaque jour le portrait de deux photographes de la sélection du festival.
Andrey Bogush, Russie / Finlande
Kim Boske, Pays-Bas
Émile Hyperion Dubuisson, France / États-Unis
Katarina Elvén, Suède
Ina Jang, Corée du Sud / États-Unis
Anouk Kruithof, Pays-Bas / Allemagne
Mårten Lange, Suède
Marie Quéau, France
Awoiska van der Molen, Pays-Bas
Marc Philip van Kempen, Pays-Bas / Allemagne
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Écrit par
Zoé de Sagan
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