
On vous parlais de sa femme hier. Ce couple là a une sensibilité extrêmement touchante. Tandis que Rebecca Norris Webb met en image une certaine conscience de la souffrance , minimisée dans des paysages grandioses, son mari, lui, s’évertue à retranscrire le contraste entre l’existence forcée et la présence fortuite des couleurs.
Alex webb est un photographe de l’agence photo Magnum, réputé pour ses photos reportages. Il a collaboré avec de nombreux magazines de prestige comme le National Geographic, Geo ou encore Life.
Mais il serait réducteur de ne citer que cette facette de lui. Le travail d’Alex Webb est plus profond. Alliant la photographie d’art, le photojournalisme et la photographie de rue, on pourrait dire qu’Alex Webb est surtout un explorateur de la lumière. Il cherche à éclairer le sens de l’humanité, comprendre le contraste entre la beauté du monde et la souffrance des hommes.
Utilisant une palette de couleur étonnante, il est d’ailleurs reconnu comme l’un des pionniers de l’utilisation de la couleur dans la photographie.
Pour ce photographe, dont la femme était poète avant d’exercer le même métier que lui, normal de se référer au Traité des couleurs de Goethe . La couleur ne peut qu’émerger d’une tension entre l’obscur et la lumière. Et Alex Webb utilise de multiples variations autour de l’homme mais aussi de leurs contextes. Celui d’une misère attenante à un pays, d’us situation géopolitique complexe, d’un état de choc etc.
Loin du misérabilisme il associe un regard positif sur le sujet qu’il photographie à un réalisme et une violence fulgurante. Des couleurs presque insolentes cohabitent avec des rues et des personnes dévastées.
Une rétrospective à lieu actuellement au BYU Museum of Art.Son titre ? « La souffrance de la lumière ». Évidemment.











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Zoé de Sagan
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