
Cette photo vaut 4,3 millions de dollars. Rhein II est devenu en novembre dernier la photo la plus chère de l’histoire. Un succès mais pas une surprise pour son auteur, Andreas Gursky qui occupe également la troisième marche du podium avec son 99 Cent II Diptych vendu à quelques 3,3 millions de dollars.
Qui est cet homme qui change la pellicule en or ? Présentation.

Andreas Gursky est né en début d’année 1955 à Leipzig. La photo il l’a dans le sang, ou plutôt dans les gènes. Fils et petit-fils de photographe, la pellicule le poursuit comme un héritage. En 1981, il entre à l’école des beaux-arts de Düsseldorf et devient l’élève de Bernd et Hilla Becher. Les deux artistes devenus célèbres pour leurs photos industrielles donnent à leur jeune apprenti le goût du grand.
Car l’une des explications du succès de Gursky, c’est la taille de ses œuvres. 4×2 mètres par exemple pour Rhein II. Une dimension qui pousse le spectateur à s’approcher et s’éloigner sans cesse pour tenter de comprendre la photo. Avant de réaliser, épuiser, que la photo n’est tout simplement pas la même de près ou de loin.



C’est que les photos d’Andreas Gursky ne peuvent pas se penser en petit format. L’artiste pense et construit ses clichés comme des tableaux. N’hésitant pas à assembler plusieurs photos pour son résultat final. Le but : un tourbillon, un vertige, une mise en abîme. La répétition de l’infini, le goût de l’absolu dans l’immédiat. L’effet hypnotique de la scène perturbe et envoute. La photo semble vouloir s’affranchir de son propre cadre. Avec Andreas Gursky, le sans-limite reprend ses droits. Ou plutôt, il s’impose.
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Zoé de Sagan
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