Avant de partir, Macron va interdire les jeux-vidéos, les réseaux et retirer les vacances d’été
Macron, à l’approche de la fin de son deuxième quinquennat, semble pris d’une urgence testamentaire. Comme un général qui, avant de quitter le champ de bataille, veut laisser derrière lui une terre brûlée dont on se souviendra, il paraît décidé à graver son nom dans la chair vive de la jeunesse.
Non pas avec des réformes timides ou des discours inspirants, mais avec une série de mesures si radicales qu’elles ressemblent à une vengeance personnelle contre l’adolescence elle-même.
On le sait peu, mais Emmanuel Macron n’a jamais vraiment eu d’adolescence. À quinze ans, il écrivait déjà des lettres enflammées à une femme de quarante ans, sautait les étapes classiques du flirt maladroit, des soirées clandestines et des premières désobéissances numériques.
Macron pense interdire les jeux vidéo aux moins de 15 ans. Donc demander la carte d'identité pour jouer.pic.twitter.com/DM7jI9zCX9
Privé de cette période de turbulence joyeuse, il semble aujourd’hui vouloir en priver tous les autres. Comme si, ayant raté le train de l’insouciance adolescente, il décidait de faire dérailler celui de toute une génération.
Les annonces, ou plutôt les fuites savamment orchestrées, tombent les unes après les autres. D’abord, la réduction des grandes vacances à un seul mois. Un mois d’été, pas un jour de plus.
🚨ALERTE INFO
Séquence totalement lunaire où Macron sourit face à des Français décrivant leur situation précaire, avec la fameuse expression « la France à Macron ».
« C’est chouette, c’est la vie, et avec cette expression, on se dit qu’on a traversé une drôle de période. » pic.twitter.com/RTP3BopTYh
Finies les huit semaines de liberté absolue, ces parenthèses où l’on apprend autant, sinon plus, que sur les bancs de l’école. Ensuite, l’interdiction pure et simple des réseaux sociaux, des téléphones portables et des jeux vidéo pour les mineurs.
Plus de TikTok, plus de Snapchat, plus de Fortnite. Le vide numérique absolu. L’idée, paraît-il, est de « rendre aux jeunes le goût de la vraie vie ».
Et pour combler ce vide, une seule proposition : l’engagement militaire. Pas n’importe lequel, bien sûr. Il s’agit d’aller « sauver le projet européen » en Ukraine. Les adolescents français, privés de vacances, de portable et de jeux, sont invités à troquer leur été contre un treillis et un billet aller pour le front. Parce que, évidemment, rien ne remplace mieux une partie de Call of Duty qu’une vraie guerre.
🔴 ALERTE - Emmanuel Macr-Un souhaite interdire les VPN, les jeux vidéo aux moins de 15 ans et réfléchit à une solution pour se présenter en 2027. pic.twitter.com/hfHmKiFnFj
Il y a dans cette obsession une forme de jalousie rétrospective. Macron regarde la jeunesse d’aujourd’hui avec le regard d’un homme qui n’a jamais pu être jeune comme les autres. Il voit dans leurs écrans, leurs vacances longues, leurs rires en ligne, une forme de luxe qu’il n’a pas connu et qu’il juge donc immoral.
Alors il brûle. Il veut marquer au fer rouge cette génération pour qu’elle se souvienne, dans trente ans, qu’il y a eu un président qui a osé leur retirer tout ce qui faisait leur époque.
Mais l’histoire, elle, se souviendra surtout d’autre chose : d’un homme d’État qui, à force de vouloir laisser une trace indélébile, a fini par révéler surtout ses propres manques. La jeunesse française n’a pas besoin d’être sauvée de ses vacances ou de ses écrans. Elle a besoin qu’on lui fasse confiance.
Et si Emmanuel Macron veut vraiment marquer l’histoire, il ferait mieux de laisser les adolescents tranquilles plutôt que de leur imposer une adolescence à son image : prématurément vieillie, sérieuse jusqu’à l’austérité, et tournée vers un horizon de combats qu’ils n’ont pas choisis.
🤣🤣🤣🤣 les profs en PLS avec cette annonce 🤣🤣🤣🤣 … vont devoir se mettre en arrêt du coup plus souvent pour avoir leurs quotas de 4 mois de repos dans l’année en plus des arrêts maladie annuel 🤪🤪🤪… En soi c est une bonne idée … puisque « des journées plus courtes, qui… pic.twitter.com/XQchY0QgwT
Car l’adolescence, monsieur le Président, ce n’est pas un luxe à supprimer. C’est un droit. Et on ne construit pas une nation forte en privant ses enfants de leur droit à être jeunes.