Pour la première fois, le Club des DA expose à Arles, sous l’égide de l’exceptionnel Harri Peccinotti, commissaire de l’exposition. Au programme : 8 jeunes talents français mis en lumière. Avec un seul mot d’ordre : à connaitre avant que n’importe qui les connaisse. Et c’est au tour de Barbara Bouyne de répondre à nos questions…
Tu as fait la prestigieuse école Louis Lumière, travaillé dans la mode, dans la photo publicitaire, et aujourd’hui tu photographies l’architecture magistralement, pourquoi ce choix ?
L’architecture et l’urbanisme m’ont toujours passionnée, j’ai d’ailleurs fait des études d’architecture avant de faire de la photo, c’est donc tout naturellement que les deux se sont mélangés.

Qui sont tes maitres en photo ?
Il y a de nombreux photographes, dans plusieurs domaines, dont j’aime beaucoup le travail mais je n’ai pas vraiment de maitres qui m’auraient poussée à faire de la photo. Maintenant si je pouvais m’offrir des tirages de grands photographes je m’offrirai en priorité un William Eggleston ou un Stephen Shore.
Comment définirais-tu ton style photographique ?
Un souci du détail et de la composition, une envie d’organiser le monde dans des petites fenêtres.

Tu sais attirer l’œil sur des matières, des lignes, des textures du monde urbain. Pourquoi penses tu que ton œil a été attiré par ces détails que tout à chacun ne sauraient voir ?
Ce n’est pas précisément les détails qui attirent mon oeil, c’est plutôt leurs interactions avec l’environnement, les compositions que cela crée.

Petite tu était plutôt Lego ou Rubicube ?
Plutôt Barbie en fait.
Penses-tu comme De Vinci que « les détails sont la perfection, et la perfection n’est pas un détail » ?
Ça me parle assez.
Quelle est l’image qui définirait le mieux ta génération ?
J’espère qu’elle ne peut pas se définir par une seule image.
As-tu déjà pensé à la réalisation de films ?
La réalisation à proprement parler pas vraiment, pas encore en tout cas, mais dans ma série de films « It´s going to be nothing » on pourrait dire qu’il s’agit de photos animées.



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Zoé de Sagan
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