L’image du corps féminin a toujours été utilisée dans le capitalisme lié à l’art. La femme n’en retire souvent pas autant de bénéfices, voire est souvent sortie du jeu monétaire qui découle des productions artistiques.
L’idée de l’artiste américaine Sarah Meyhoas de créer une monnaie à son tour féminisée a séduit la presse et un grand nombre d’acheteurs.
Son site BitchCoin.com, lancé en 2015 propose une monnaie virtuelle, inspirée du bitcoin, qui permet à l’internaute d’acheter un morceau du travail de l’artiste et d’investir dans ses créations futures. Lancée en partenariat avec une galerie de Brooklyn, cette initiative affirme une revendication économique féministe déjà fortement ancrée dans le travail de Meyohas qui n’hésite pas à utiliser son propre corps pour accentuer la relation entre capitalisme et corps féminin.
Lorsqu’un acheteur achète un Bitchcoin, il reçoit un certificat qui peut être échangé contre un tirage à un taux fixé par l’artiste qui de fait, conserve le contrôle sur les baisse ou augmentation de sa côte. Chacune des impressions est enfermée dans un coffre de sécurité à Wall Street.
Si l’art est considéré comme un capital culturel alors pourquoi ne pas spéculer sur la valeur d’un travail qui n’existe pas encore ? C’est l’objet de toute la réflexion très judicieuse de l’artiste (qui a aussi fait des études d’économie) qui souligne très justement :
« Dans un monde post-industriel, la valeur réside dans la conception, très peu dans la matière »
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Écrit par
Cécile Montigny
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