Dans la Russie de Boris Mikhailov on ne se dégourdissait pas les jambes mais les os.
Témoin direct de la Russie post-communiste, ce photographe Ukrainien considéré parmi les plus grands a durement travaillé pendant cette période.
Né en 1938, ayant assisté à la dissolution de l’union soviétique, Boris Mikhailov à rendu compte au monde de la pauvreté et de la dureté engendrée par cette puissance dévastatrice . De la transformation des êtres humains en espèces dégradées dans un pays post-communiste, ses photos sont dures à regarder, elles laissent des traces que notre rétine peut occulter mais que notre esprit ne peut oublier.
Mais Boris Mikhailov n’a pas « profité » de l’horreur et ne prends pas des clichés à sensation, voire il va au-delà des sensations là ou le corps est mort pour laisser place à la survie. Il saisit l’environnement immédiat le temps d’un clic en photographe chronophage, pour accorder au corps une place prédominante, celle de la mémoire. Chez Boris Mikhailov, le corps est un documentaire. Instructif et poignant.












Exposition actuellement de « Case History » à la Galerie Saatchi de Londres.
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Zoé de Sagan
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