Andrew Dominik est une énigme. Réalisateur peu prolifique, il n’a signé que trois films en 12 ans. Un premier Chopper retraçait la vie de Mark Brandon Read, Australien tueur de dealers. Un film à l’esthétique réfrigérée et à la narration innovante. Le rôle titre y était tenu par Eric Bana qui voyait là sa carrière internationale lancée.
Il faudra attendre 2007 pour retrouver Andrew Dominik avec un anti western, L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. Le style du réalisateur s’y impose encore un peu plus. Un détournement constant des codes et une action passant du corps au mots aux moments où l’on s’y attend le moins (rappelant dans cet exercice de jongle le second opus de Kill Bill).
Andrew Dominik nous revient donc avec Killing Them Softly. A nouveau avec Brad Pitt et à nouveau un détournement de genre. Cette fois-ci, celui de la mafia et des règlements de comptes. Ces face-à-faces et nombreux dialogues en faisaient le nouveau Drive. Malheureusement, il semblerait bien que les premières critiques se soient montrées extrêmement déçues. D’autant plus que le talent du réalisateur néozélandais est reconnu de tout la profession. Le mystère Andrew Dominik perdure donc.


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Écrit par
Zoé de Sagan
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