Troisième venue à Cannes pour le réalisateur sud-coréen. Une première en 2005, avec The President Last Bang (ci-dessus) sélectionné pour la Quinzaine des Réalisateurs. Puis, une deuxième fois en 2010 avec le fameux Housemaid en sélection officielle cette fois.
Cette année, Im Sang-soo présente L’Ivresse de l’Argent. Une nouvelle plongée sulfureuse dans un entrelacs de sexe, de pouvoir et d’argent.
Im Sang-soo est un équilibriste. Ses narrations nous plongent dans un méandre malsain. Mais contrairement à des réalisateurs qui se plaisent à nous y laisser croupir (non, on ne pense pas à Crash de Cronenberg), le sud-coréen nous sauve par la beauté de ses images et l’esthétique générale du film. Un équilibre entre fond et forme, ou comment embellir la réalité en y imposant sa propre vérité. Bref, un travail de poète.
La renommée d’Im Sang-soo est régie par le même équilibre instable que ses films. A la fois fer de lance du cinéma sud-coréen, ses œuvres sont attendues et craintes. The President Last Bang, qui revient sur l’assassinat du président Park Chung-hee en 1979, avait été censuré dans son pays. Depuis, le pouvoir balance entre un talent que l’on ne peut nier et une œuvre que l’on ne peut encourager.



Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
« Vidu », l’IA capable de générer des vidéos révolutionnaires
Un bateau pris dans une tempête dans le studio d’un peintre, un panda jouant de la guitare ou encore un aquarium couvrant la tête d’une femme et dans lequel évolue un poisson rouge… C’est avec ces scènes improbables que la société chinoise Shengshu a présenté ce samedi
Le nouveau générateur de vidéos Sora va remplacer les réalisateurs et les producteurs
Après les images, les vidéos. L’entreprise américaine spécialisée dans l’intelligence artificielle, OpenAI, a présenté, jeudi 15 février, un nouvel outil, Sora, permettant de générer des vidéos totalement artificielles à partir d’un simple texte. Sur X (ex-Twitter), OpenAI a publié plusieurs vidéos générées par ce nouvel outil. Ces
Les célébrités fictives générées par ordinateur n’étaient que l’intro au Metavers
Après les influenceurs en chair et en os choyés par les marques, voici venu le temps des influenceurs virtuels. Beaux et lisses, ces personnages fictifs créés par ordinateur vantent marques et produits auprès des abonnés de leurs comptes sur les réseaux sociaux. En Asie, ces influenceurs robots sont déjà extrêmement