John Hillcoat avait déjà goûté aux nuits cannoises, il y a longtemps, en 1998, mais il foulera cette année son premier tapis rouge. Et pourtant, Lawless ne se présente d’emblée pas comme son meilleur film. Un casting bankable (Tom Hardy, Gary Oldman, Shia Labeouf, Guy Pearce, Jessica Chassaing…) et un film connoté « de genre » (qui avait plutôt bien réussi à Thierry Frémaux l’année dernière en ouvrant le festival à Drive), assure une belle place à la dernière œuvre du réalisateur australien.
Lawless retrace l’histoire vraie des trois frères Bondurant, qui firent fortune avec la contrebande d’alcool pendant la prohibition. Mais selon les premières critiques, l’envergure n’est pas au rendez-vous. Peut-être, justement, la faute à ce casting. Alors que La Route, adaptation ultra risquée et compliquée du chef-d’œuvre de Cormac McCarthy avait été une belle réussite dans un style intimiste qui semblait plus convenir à John Hillcoat.
Le réalisateur est un précoce de l’esthétique visuelle. Alors que les peintures d’enfants finissent invariablement sur les portes de réfrigérateur, les siennes étaient exposées à la Art Gallery of Hamilton au Canada (son pays d’adoption). Si la qualité de sa photo est indéniable, John Hillcoat ne nous a pas encore servi la grande œuvre dont il est capable.
Sur Lawless, le réalisateur collabore une fois de plus avec son grand pote, le musicien Nick Cave, qui avait signé la musique de La Route, la musique et le scénario de The Proposition, et ici, seulement le scénario.
A noter également, le remerciement à Terence Malick dans le générique de fin, tout simplement, parce que le titre, Lawless, était bloqué puisque le dernier lauréat de la Palme d’Or travaillait sur un projet de ce nom. Finalement, l’énigmatique réalisateur a bien voulu le libérer.





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Zoé de Sagan
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