Matteo Garrone est un habitué de Cannes. C’est d’ailleurs au festival qu’il doit sa renommée internationale. Cela remonte à 2002, lorsque le jeune réalisateur (déjà multiprimé) présente L’Étrange Monsieur Peppino à la Quinzaine des Réalisateurs. Et évidemment, en 2008, il remporte le Grand Prix pour Gomorra.
Cette année, il concourt avec Reality, l’histoire d’une famille qui rêve de participer à une émission de télé-réalité et décide de vivre comme telle en attendant d’être castée.
Mais Matteo Garrone c’est aussi un peu le chouchou du président. Évidemment, avec Nanni Moretti, il partage la même nationalité (il est, qui plus est, le seul Italien en lice), mais leurs histoires se sont maintes fois croisées. Sa première réalisation en 1996, le court métrage Silhouette, reçoit le prix du meilleur court métrage au Sacher Festival. Prix remis des mains de Nanni Moretti. Le maître suit les avancées de l’élève, avant de le prendre comme chef opérateur sur Le Caïman en 2006.
Jusqu’à aujourd’hui, Matteo Garrone a emporté un prix ou plus pour chacune de ses réalisations. Ou presque. Il faut dire que pour lui, le cinéma est une évidence. Fils d’un père critique de théâtre et d’une mère photographe, il se lance dans le ciné à 18 ans et montera sa boîte de production Archimède, dès son premier succès en poche, Silhouette.

Cette année, Matteo Garrone revient avec Reality. Un changement de style pour le réalisateur italien. Habitué et chantre du ciné réaliste, il se penche cette fois sur la comédie. Alors qu’on attendait une critique du monde de la télé-réalité, Matteo annonce une comédie légère, qui ne se veut que drôle (on a du mal à y croire) et qui renoue avec le cinéma italien des 60’s (ça, on veut bien y croire).

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Écrit par
Zoé de Sagan
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