Il est l’autre représentant de l’Autriche. Évidemment, quand votre concitoyen se nomme Haneke, vous passez plus inaperçu sur la Croisette. Pourtant, Seidl est tout sauf un inconnu dans le festival. Aucun prix cannois dans son palmarès personnel, et seulement une venue avant ce Paradis : Amour. Mais une venue qui avait fait parler. C’était en 2007, déjà en compétition, avec Import/Export et tout le métier avait reconnu unanimement la qualité du film. Le jury en avait décidé autrement.
Ulrich Seidl a 60 ans et réalisé 17 films, mais Paradis : Amour est seulement son 3ème long métrage de fiction. Avant cela, il avait suivi sa passion première : le documentaire. Une notion importante à garder en tête avant de se jeter dans le pitch de sa dernière œuvre. La première d’une trilogie suivant trois destins. Celle-ci, accompagne Teresa, une quinquagénaire venue au Kenya pour combler sa misère sexuelle et affective. Une nouvelle plongée de la part de l’Autrichien dans une réalité marginale mais indéniable, et à nouveau, un film comme un miroir qui semble presque déformant tant il est fidèle.

Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
« Vidu », l’IA capable de générer des vidéos révolutionnaires
Un bateau pris dans une tempête dans le studio d’un peintre, un panda jouant de la guitare ou encore un aquarium couvrant la tête d’une femme et dans lequel évolue un poisson rouge… C’est avec ces scènes improbables que la société chinoise Shengshu a présenté ce samedi
Le nouveau générateur de vidéos Sora va remplacer les réalisateurs et les producteurs
Après les images, les vidéos. L’entreprise américaine spécialisée dans l’intelligence artificielle, OpenAI, a présenté, jeudi 15 février, un nouvel outil, Sora, permettant de générer des vidéos totalement artificielles à partir d’un simple texte. Sur X (ex-Twitter), OpenAI a publié plusieurs vidéos générées par ce nouvel outil. Ces
Les célébrités fictives générées par ordinateur n’étaient que l’intro au Metavers
Après les influenceurs en chair et en os choyés par les marques, voici venu le temps des influenceurs virtuels. Beaux et lisses, ces personnages fictifs créés par ordinateur vantent marques et produits auprès des abonnés de leurs comptes sur les réseaux sociaux. En Asie, ces influenceurs robots sont déjà extrêmement