C’est d’une expérience classique, que nous avons tous faite, que Mark Mawson est parti. À l’heure du tea time, l’artiste reste hypnotisé en regardant son lait se répandre dans le thé. Les volutes dans sa tasse font émerger une idée, celle d’exploiter ce phénomène pour le magnifier.
Si le fameux cloud tank est utilisé depuis des années dans le cinéma pour les effets spéciaux, la sublimation par coloration n’avait pas encore été faite.
C’est comme se perdre dans la contemplation des nuages, comme observer les images d’un test de Rorschach, rapidement notre inconscient projette ses désirs.
Ici, un paysage, là, une danseuse, plus loin, un visage. Dans ce jeu de formes et de lignes, les éléments eux-mêmes se brouillent. Ni eaux, ni fumée. Ni tangible, ni abstrait. Un quelque chose d’essentiel, d’initial. De fondamental. Entre naissance et apocalypse.
Une perte d’échelles. Du microscopique à l’astronomique, c’est la révélation d’un secret qu’on n’entend pas.
Son travail a été projeté sur la façade de Buckingham Palace pour le concert de Paul Mccartney lors du jubilé de la reine. Un summum pour un Britannique.










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Écrit par
Zoé de Sagan
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