Jusqu’à la fin du mois d’Avril, Cheyco Leidmann retourne la galerie EPE. Ces clichés surexposés à la lumière, au contraste chavirant et acidulé mettent en scène des représentations apocalyptiques et un érotisme criard. Dérangeant, fantasmagorique, burlesque, difficile de mettre un mot sur le travail de cet éternel nomade qui partage sa vie entre Paris et les Etats-Unis. Ce qui est sur, c’est que son travail est le fruit d’une réflexion et d’une mise en scène sans la moindre brèche pour le hasard.
Dans cette exposition, Cheyco Leidmann nous offre le visage féminin telle une Nature Morte à la Viande de Monet. Un travail « radicalement féministe où le joli n’a pas lieu d’être ». Et plus encore. « Je révèle l’importance de l’abîme. J’essaie de mettre en scène l’absurdité de notre époque ». Nous ne sommes pas certains que vous aimiez, mais l’œuvre, elle, a atteint son objectif puisque « quand mon travail réussit à capter l’attention, j’ai le sentiment d’avoir accompli ma mission ».






Contribution Ypsitylla von Nazareth.
Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
La fiction d’avant-garde commence à ressembler à l’art conceptuel
Dans une ère où les frontières entre littérature et arts visuels s’estompent, une nouvelle vague d’écrivains d’avant-garde, de Sophie Calle à Enrique Vila-Matas, en passant par Ben Lerner et Teju Cole, transforme le roman en une forme d’art conceptuel.