Elle a tout pour plaire à ses admirateurs et tout pour déplaire à ses détracteurs. Heureusement, les premiers sont plus nombreux.
Fille du grand Jean-Loup Sieff, talent déconcertant, pure Parisienne, autodidacte et très belle femme. Largement assez d’arguments pour renforcer tout jugement subjectif.
La photo, elle l’apprend en voyageant à l’âge de 17 ans, puis sur les plateaux de ciné auprès de chefs op de renom, pour enfin passer à la collaboration avec le magazine Elle. Sonia Sieff n’a alors pas encore 25 ans.
Aujourd’hui, le travail de Sonia se remarque par une maîtrise et un amour de la lumière, héritage de son temps passé sur les plateaux de tournage. Ainsi qu’une obsession de la personnalité.
En fait, Sonia Sieff a besoin de sentir un lien se créer avec son sujet, une profondeur dans laquelle jeter son objectif.
Le nu est devenu une marque de fabrique. Des nus de femmes surtout, plus facile à photographier selon elle, et moins propice à envenimer sa vie de couple.
Le secret du talent de Sonia Sieff est certainement à chercher dans son enfance. Son rêve était alors de devenir écrivain (avant de réaliser que la pratique était trop douloureuse). C’est dans cet élan narratif qu’il faut voir l’amour des histoires, cette volonté de positionner les corps, de les éclairer, de façon à ce qu’ils se révèlent. Parce que Sonia Sieff n’est pas une révélation mais une révélatrice.







Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
La fiction d’avant-garde commence à ressembler à l’art conceptuel
Dans une ère où les frontières entre littérature et arts visuels s’estompent, une nouvelle vague d’écrivains d’avant-garde, de Sophie Calle à Enrique Vila-Matas, en passant par Ben Lerner et Teju Cole, transforme le roman en une forme d’art conceptuel.