48h. C’est le temps qu’a duré l’exposition consacrée à Christian Marclay au Centre Pompidou en septembre dernier. Si vous aviez malheureusement un diner prévu chez vos parents lors de ce week-end, nous allons tenter ici de rattraper le manque. Parce qu’il ne faut pas passer à côté de Christian Marclay.
Officiellement, Christian Marclay est musicien et plasticien. Mais sa musique est une œuvre d’art contemporain en soi et ses créations plasticiennes sont souvent des morceaux de musique. En fait, les définitions et les frontières, c’est pas son truc à Christian. Au contraire, il déforme, casse, reforme, plie, tord, rapièce, malaxe, détourne tout ce qui lui tombe sur la main. Ou comme l’aurait dit Blier « je dynamite, je disperse, je ventile« .
Christian Marcaly est né en 1955 en Californie. C’est cette même année que Marcel Duchamp se fait naturaliser américain. Aucun rapport bien sur, mais la coïncidence se souligne tant la démarche de l’un ressemble à celle du maître.
Dans son œuvre Clock, certainement la plus célèbre, Christian Marclay projette une vidéo de 24h faite de scènes de différents films, qui ont pour particularité de toujours faire apparaître une horloge ou une montre. Une œuvre qui vit avec vous, à la même heure, précisément. Une œuvre qui questionne notre rapport au temps de façon tellement intime que nous ne tenterons aucune interprétation ici. On vous glisse un extrait ci-dessous à 12h04.
Et puis il y a la musique. Ou plutôt le son, le bruit. Celui que personne ne veut entendre, celui que la technologie tend à effacer. Ça c’est la came de Christian Marclay. Regardez plutôt comment il se plait à jouer avec l’objet vinyle pour en tirer de nouvelles sonorités.
Très punk, très rock, presque anarchiste dans sa démarche. Christian Marclay.



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Zoé de Sagan
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