
Il y a d’abord la lumière. Qui jaillit plus qu’elle se reflète. Une caresse de photons. Ensuite, il y a la capture. Fugace. Un instant devenu éternité. Un carpe diem sur papier glacé. Le tout donne l’œuvre, ultra travaillée, de Clément Jolin.
Un voyageur, né à Aix en Provence, parti étudier à 17 ans en Australie, puis diplômé de la prestigieuse UCLA. Un parcours qui semblerait dicté par le soleil. Le Français mixe ses influences dans un mélange entre « la Californie, Bob Richardson et Alexey Brodovitch » et apprécie un actuel « retour à la simplicité » dans la photo.
Clément Jolin c’est surtout l’instantané. La parenthèse temporelle, la fissure dans la réalité. Une nanoseconde saisie, qui parle avec sa beauté, mais n’apporte aucune réponse. Questions en suspens. Car, l’humain ne se saisit que dans l’instant. Et l’humain n’est pas fait de réponses.




















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Écrit par
Zoé de Sagan
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