Pour promouvoir un évènement artistique, il y a la possibilité classique de présenter les oeuvres majeures, les artistes, de dresser un bilan des sessions précédentes, ou alors, il y a l’ambitieuse possibilité de peindre le tableau de la personnalité, de l’atmosphère du-dit évènement.
C’est ce qu’a fait avec un immense brio le réalisateur brésilien Pedro Becker pour la 1ère édition du festival Bom dia. Boa tarde. Boa noite.
Sans même ne rien savoir de ce jeune rassemblement créé en 2011, tout son état d’esprit nous paraît déjà limpide. Objectif de communication rempli. Et au delà, une oeuvre en soi. Le film transmet un tel sentiment de claustrophobie que, comme tout bon employé de bureau, il nous prend l’envie de nous déchirer le thorax avec les ongles pour laisser s’échapper le cri de désespoir révolutionnaire trop longtemps contenu.




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Écrit par
Zoé de Sagan
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La fiction d’avant-garde commence à ressembler à l’art conceptuel
Dans une ère où les frontières entre littérature et arts visuels s’estompent, une nouvelle vague d’écrivains d’avant-garde, de Sophie Calle à Enrique Vila-Matas, en passant par Ben Lerner et Teju Cole, transforme le roman en une forme d’art conceptuel.