Les chiffres révélés il y a quelques jours par un sondage Opinion Way sur les « concessions » que sont prêts à faire les salariés français nous ont interpellés.
A l’heure des Nuits Debout, du 49.3, des vagues d’attentats qui ont touchés la France, du réchauffement culturel qui guette la France, on s’aperçoit que l’entreprise demeure le lieu de conditionnement collectif par excellence.
En effet, pour leurs ambitions personnelles, pour être bien vu ou tout simplement pour garder leur poste, le sondage a révélé que 53% des salariés français se seraient déclarés prêts à tout pour réussir et 9% seraient même prêts à coucher pour atteindre leurs « ambitions ».
Les hommes d’ailleurs seraient plus nombreux à accepter de coucher pour réussir que les femmes. (13% contre 6%)
Au regard de ces chiffres, il en résulte plusieurs fait établis et vérifiés :
En entreprise, toute vérité n’est pas bonne à dire.
En entreprise, l’humanité est primitive.
En entreprise, la claque sur l’épaule n’est qu’une façade.
En entreprise, on rit aux blagues des patrons même quand ce n’est pas drôle.
En entreprise, on se montrera toujours le plus rapide possible pour prouver sa valeur.
En entreprise, toutes les amitiés sont fausses et intéressées.
En entreprise la générosité est souvent feinte.
En entreprise ton sens critique doit disparaître face à tes supérieurs hiérarchiques.
En entreprise on se hâtera de tourner en dérision ceux qui ont une valeur élevée.
En entreprise il faut s’intégrer au système pour accéder au bonheur.
En entreprise on doit montrer ses performances et les exagérer pour être tranquille.
Finalement, un groupe de personnes réunies peut être éminemment toxique et contre performant dès lors qu’il est pollué par les jeux de pouvoir et les rôles relationnels.
En fonction du comportement dominant ou dominé des autres et de leur combinaison personnelle de rôles relationnels et de besoins à combler, on peut se retrouver avec tout un tas de situations qui entravent la collaboration:
Des mises en retrait associées à une absence d’expression de l’opinion.
Des conflits ouverts ou larvés, des inimitiés, des incompréhensions, des tensions qui favorisent la méfiance et limitent l’expression désinhibée et la possibilité du groupe à produire.
Et si tout ça n’était qu’une question de « considération » et d’égo ? Et si la seule solution c’était l’auto-congratulation?
Des créatifs qui ont désirés rester anonymes ont créé les Handy Awards, un prix que chacun peut s’attribuer à la force du poignet (en se connectant au site et en agitant très fort son téléphone avec un prix à la clé qui apparaitra sur l’écran).. Les deux « créatifs » sont partis d’un postulat : « seulement 3% des directeurs de création en agence sont des femmes ». Pas sûr que leur offrir la possibilité de se branler virtuellement donne aux femmes des perspectives d’évolution…

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Écrit par
Cécile Montigny
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