Nous vous parlions déjà d’elle il y a un an. Mais aujourd’hui, sa carrière devrait prendre une nouvelle dimension, puisqu’elle vient de réaliser ce qui restera certainement comme le plus beau clip de 2012. Puissant, chorégraphique, sensuel et surréaliste. Ce Fjögur Píanó pour Sigur Ros est un véritable chef-d’œuvre parfaitement vendu, qui plus est, par la présence de Shia Labeouf (qui fait tout sauf de la figuration et qui prouve au passage sa grande sensibilité artistique).
Avant ce clip, le coup de maître d’Alma Har’el se nommait Bombay Beach. Voilà comment nous vous présentions le film il y a un an. Des termes élogieux confirmés depuis :
Sa vie bascule alors qu’elle tourne un clip pour Beirut au Coachella Festival. Elle se met en quête d’un lieu de tournage moins festif, moins confortable et se dirige vers Bombay Beach. Une partie de la côté californienne sur Salton Sea qui ressemble à la fin du monde, version bombardement. Après avoir tourné le clip, plutôt que de rentrer à LA, elle reste seule dans cette communauté et tourne un portrait empathique des gens.
Un documentaire ? Un film ? Difficile à dire. Trop peut-être, pour une partie des spectateurs des festivals de Berlin, Tribeca, Edinbourg et Sheffield qui ne sait plus comment définir l’œuvre et surtout qui questionne en permanence la véracité des images. « Le film représente une forme de vérité. J’ai essayé de capturé des émotions, une atmosphère qui se dégageaient des gens. Pourquoi ne peut-on pas faire un documentaire qui ait l’allure d’un film ? ». Oui, pourquoi ?
Avec, en toile de fond, la musique de Beirut et de Bob Dylan, Alma Har’el réalise un documentaire incroyable de tendresse, de poésie et de dureté. Comme une biographie de Jean Teulé, Alma ne voit pas de quotidien, seulement des histoires. Il n’y a pas de personne, mais des personnages. La vie est un grand film. Alors appelez cela documentaire, film, création, imagination, comme vous voulez, mais appréciez l’œuvre d’une future grande. Boris Vian disait « tout est vrai car j’ai tout inventé ». Alma pourrait dire « tout est faux puisque c’est la réalité ».
Alma Har’el est aussi réalisatrice de publicité. Et on y retrouve tout son caractère. Son engagement (comme sa campagne pour Obama). Dès ses débuts, d’ailleurs, elle s’impose comme une personnalité. Elle était présentatrice télé dans son Israël natale. Mais déjà, elle n’accepte les projets que si elle peut réaliser elle-même l’émission. Ses publicités sont, de même, des prises de position, souvent des contre-pieds. Alma Har’el utilise souvent des stars, les détournant du rôle attendu.
Aujourd’hui, donc, Alma Har’el va déferler sur la planète avec son clip pour Sigur Ros. Un film qui est réussi pour deux raisons. D’abord, le fait que le groupe islandais ait offert cette opportunité et cette liberté aux réalisateurs. Ensuite, l’expérience de la réalisatrice. Son coup de maître est tout, sauf un coup d’essai. Voici un petit extrait de ses réalisations musicales. En commençant par ce moment de vie avec Jack Penate à Londres.
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Écrit par
Zoé de Sagan
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