Le dernier film (ci-dessus) du réalisateur argentin Fernando Livshitz n’est pas une commande, un simple trip artistique. Placer un parc d’attraction dans les rues de Buenos Aires. Alors certes, Fernando vous dira que pour lui, c’est un jeu. Il n’a jamais étudié spécifiquement les effets spéciaux, mais il aime jouer avec, les rendre les plus discrets possibles. C’est que par son jeu, le réalisateur va beaucoup plus loin. Il dessine son style. Celui de jouer avec les réalités. De faire se chevaucher des réalités dans un délires quantico-kafkaïen.
Fernando Livshitz est un artisan. Ses figurines et maquettes épousent la réalité pour s’y fondre. Et la fiction rejoint la réalité. A moins que ce ne soit l’inverse. Et c’est la question que le spectateur continue de se poser : est-ce réel ou est-ce un rêve ? Attention, l’abus de films de Fernando Livshitz est dangereux pour votre schizophrénie.
Au delà du jeu permanent que l’artiste entretient avec nous, il maîtrise aussi sa caméra comme un photographe. Jouant sans cesse avec les flous, les plans fixes, le mouvement, la lumière. Son cadre, en soit, est déjà porteur de son sens. Des qualités tellement immédiates, qu’évidemment, le monde de la musique a sauté sur le talent de l’Argentin.













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Écrit par
Zoé de Sagan
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