
Nous assistons définitivement à l’avènement de l’artiste en entrepreneur. On mélange les disciplines en faisant sauter les frontières entre mode, design, spectacle, vidéo, performance. Autrement dit, les frontières se confondent, entre celles de l’art et des affaires, de la copie et de l’original, du musée et du supermarché, du high et du low art, de l’artiste et de la star, de l’œuvre et de la publicité, de l’art et de la mode. Et l’exemple majeur cette année, ou plutôt le cas d’école, est l’explosion planétaire des Daft Punk. En plus d’avoir produit l’album le plus vendu du siècle en France, les Daft Punk se voient déjà rentrer au musée. A la Gauntlet Gallery de San Francisco pour une exposition baptisée « ReDiscovery ». 40 artistes réinterprètent le casque mythique du duo. Sait-on jamais, vu l’ampleur du phénomène, on peut s’attendre bientôt à une rétrospective du groupe au musée du Louvre.






















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Écrit par
Zoé de Sagan
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La fiction d’avant-garde commence à ressembler à l’art conceptuel
Dans une ère où les frontières entre littérature et arts visuels s’estompent, une nouvelle vague d’écrivains d’avant-garde, de Sophie Calle à Enrique Vila-Matas, en passant par Ben Lerner et Teju Cole, transforme le roman en une forme d’art conceptuel.