
Elle est devenue une pièce de vie comme les autres, loin du placard où se vautrait le quotidien féminin d’après guerre. La cuisine est pourtant tout sauf une pièce comme une autre. A la fois très intime, lieu de survie alimentaire et symbole de la supériorité darwiniste de l’homme. Des qualités que l’on cache tous, bien rangées, derrière les portes de placards et dans les tiroirs.
Il faut ouvrir les cuisines comme on ouvrait, autrefois, les entrailles d’un animal pour y lire l’avenir.
C’est ce que fais le photographe néerlandais Erik Klein Wolterink. Le rendu à la fois fouillis et parfaitement aligné en dit long sur nos mises en scènes sacralisés et ritualisés de la nourriture.
Le cliché se déguste comme une œuvre d’Andreas Gursky. Il faut y venir et y revenir sans cesse pour se rassasier. Comme une cuisine.












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Écrit par
Zoé de Sagan
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