Son nom d’artiste résonne comme une définition cynique du consumérisme. Une trinité auquel il faudrait ajouter des points de suspension pour en accepter la portée. Desire Obtain Cherish. La boucle sans fin du capitalisme, le Notre Père de la satisfaction par l’objet.
Mais, le surnom devient acronyme et le DOC se présente à vous, et vous soigne en pointant du doigt le symptôme. Mais ne résumons pas son œuvre à une simple attaque contre le capitalisme. Non. Jonathan Paul, son vrai nom, s’en prend à la connerie humaine, dans son ensemble. Nos incohérences. Celles qui voient lutter nos désirs, nos instincts, notre fainéantise, nos facilités, avec ce dont nous avons réellement besoin (ce qui fait que NRJ21 a les meilleures audiences de la TNT, ou que les Balkany se font élire depuis des années). Bref, ce que vous dit votre psy depuis des années, ou votre prêtre d’ailleurs, ou rabbin ou imam ou moine bouddhiste. Ou en fait, ce que dit la philosophie depuis 4.000 ans.












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Écrit par
Zoé de Sagan
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La fiction d’avant-garde commence à ressembler à l’art conceptuel
Dans une ère où les frontières entre littérature et arts visuels s’estompent, une nouvelle vague d’écrivains d’avant-garde, de Sophie Calle à Enrique Vila-Matas, en passant par Ben Lerner et Teju Cole, transforme le roman en une forme d’art conceptuel.