Dans un communiqué publié sur X, le parquet de Paris a indiqué que la perquisition était diligentée « avec @CyberGEND et @Europol ». Plusieurs médias français, dont Le Monde, Le Figaro, Le Parisien et France Info, confirment l'information, précisant que l'enquête vise notamment à assurer « la conformité de la plateforme X aux lois françaises ».

Certains titres évoquent des soupçons liés à la manipulation d'algorithmes, à l'extraction illicite de données, ou encore à une non-coopération dans la modération de contenus illicites, tels que des matériaux pédopornographiques ou négationnistes.

Parallèlement à cette annonce, le parquet de Paris a déclaré quitter la plateforme X : « Le parquet de Paris quitte X. Retrouvez-nous sur Lkd [LinkedIn] et insta [Instagram] ». Cette décision, juxtaposée à l'annonce de la perquisition, a suscité de vives réactions sur le réseau social, où de nombreux utilisateurs y voient un symbole d'opposition à la politique de liberté d'expression défendue par Elon Musk depuis son rachat de Twitter en 2022.


Selon plusieurs sources judiciaires relayées par la presse (notamment Le Parisien, Libération et RTL), le milliardaire américain est convoqué pour une audition libre le 20 avril 2026. Cette date, qui coïncide avec le « 4/20 » – une référence culturelle associée à la consommation de cannabis et popularisée par Musk lui-même lors d'une apparition médiatique en 2018 –, n'a pas manqué d'alimenter les commentaires. Le parquet aurait été contraint à cette convocation forcée en raison du non-respect de convocations précédentes adressées à des responsables de la plateforme.

Cette affaire rappelle l'arrestation de Pavel Durov, fondateur de Telegram, en août 2024 en France, pour des motifs similaires de non-coopération avec les autorités dans la lutte contre la cybercriminalité. Des rumeurs circulent également sur les réseaux sociaux, comparant la situation à celle d'autres figures comme l'influenceuse Zoé Sagan, suggérant une possible placement en garde à vue de deux à quatre jours pour Elon Musk. À ce stade, aucune source officielle ne confirme une telle mesure, l'audition étant qualifiée de « libre ».

Depuis le rachat de Twitter par Elon Musk, la plateforme a été critiquée pour sa modération allégée, entraînant des tensions avec les autorités européennes et françaises. La France, via la loi sur la manipulation de l'information et les obligations du Digital Services Act (DSA) européen, exige une coopération accrue des grandes plateformes contre les contenus haineux, la désinformation et les infractions pénales.

La perquisition intervient dans un climat politique marqué par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en 2025, proche d'Elon Musk. Certains observateurs estiment que cette procédure judiciaire française pourrait compliquer les relations diplomatiques, bien que les affaires pénales restent indépendantes.

X n'a pas encore réagi officiellement à ces développements. L'issue de l'enquête et la comparution d'Elon Musk le 20 avril prochain seront suivies avec attention, tant en France qu'à l'international, dans un débat plus large sur la régulation des réseaux sociaux et la liberté d'expression.

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La rédaction
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Écriture aiguisée sur l'art, la tech, la culture et les zones grises entre les trois. Ton direct, anti-bullshit assumé. On décrypte ce qui se trame dans les médias, l'IA, le cinéma et la société. Bienvenue dans l'anti-chambre prédictive.
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