Ce film n’est pas un film, c’est un testament. C’est le film qui signe les dernières heures de la pellicule 35mm. C’est un adieu au grain, aux accidents merveilleux, à la perfection de l’imperfection, à une époque bientôt révolue. C’est un manifeste contre les nouvelles technologies, pour le travail, contre la paresse, pour l’image et contre l’égo de ceux qui font l’image d’aujourd’hui.
Short End, ce court-métrage réalisé par Johan A. du Toit, dont l’idée principale est de ne pas oublier est une machine à culpabiliser. Le suicide des techniciens d’antan, la survie du souvenir dans un monde où nous sommes tous photographes, tous réalisateurs, malheureux natifs du numérique que nous sommes.
Ça se passe dans un avenir très proche, à la fin d’une époque. Un photographe vétéran décide d’utiliser le dernier morceau de film 35 mm de toute l’histoire de l’humanité. Une équipe de tournage contemporaine se retrouve au contact de cette chose étrange qu’est cette pellicule, avec pour mission d’immortaliser un message. Tout part en vrille, entre larmes de joie et de tristesse, par la faute d’une malheureuse et humble assistante caméra, Dolly, qui va tout faire basculer.
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Écrit par
Cécile Montigny
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