On vous en parle de plus en plus. L’art du Lo-Fi, à l’origine un terme issu des années 80 pour désigner les enregistrements techniquement primitifs et volontairement « sales » des groupes punk de l’époque.
Aujourd’hui applicable à tous type d’art, ce terme, résumé à « qui peut le plus peut le moins » ou « Less is more » n’a rien d’un prétexte pour paresseux patentés.
Au contraire, cette pratique est de plus en plus utilisée pour légitimer des discours artistiques dans l’ère du toujours plus (moderne, performants, techno, etc- bref on y met les mots que l’on veut, ça fonctionne pour tout).
Nous ne savons pas si elle est volontaire ou non de la part d’Evan Baden, le photographe de la série suivante, mais en tout les cas c’est ce qu’elle nous a inspiré.
Intitulée, Technically Intimate, cette série de photos a été réalisée pour illustrer à quel point les évolutions technologiques nous ont amenés à une nouvelle façon de penser et d’agir, y compris dans le domaine de la pornographie et de l’érotisme.
Cette notion de sécurité ressentie par les digital natives les poussant à délivrer leur intimité dans des espaces qu’ils pensent privés.
Les photos recréent cet instant, s’inspirant de sites comme craiglist, pour montrer qu’à partir du moment où l’on appuie sur « publier » ou « partager », l’humain entre en jeu dans un processus technique, pensant passer ses contenus d’un espace privé à l’autre. Mais on sait qu’il n’en est rien et que cette nouvelle intimité, aidée par les nouvelles technos est totalement fausse.
Il est étonnant de voir à quel point ces images parlent à notre inconscient. Les poses, les situations, les contextes, tout est fait pour que l’on se souvienne que malheureusement nous sommes loin d’être dans un espace particulier au vu de la répetitivité des images à caractères sexuellement explicites qui nous entourent. La simplicité des photos créent une forme de malaise tant elles sont réalistes et absurdes à la fois.












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Écrit par
Cécile Montigny
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