Dans sa section biographie, la photo sibylline d’une visage écrasé contre une vitre et un message lapidaire « coming soon… » que l’on devine assez vieux pour revoir totalement la définition de « soon ».
Il a fait parler de lui il y a peu avec son Little Book of Big Ideas, mais Evan Lorenzen est plus discret que méconnu.
Son style ? Impossible à dire. On sent des racines qui plongent dans le bitume, le graff et le skate, mais les racines ont donné des feuilles trop différentes pour être définies.
Un point commun tout de même : l’énergie. Une énergie positive et humaine. Épidermique et sensitive.
Et puis, il y a les animations, et là, l’énergie prend vie, se meut et renverse tout sur son passage. Et dans ce dédale d’images où l’œil trop normé doit s’accrocher pour suivre une pensée alambiquée, on ne peut s’empêcher de penser à Bill Plympton.
Collages, dessins, pliages, peinture… peu importe le moyen tant que l’idée s’exprime. Et ils sont rares, très rares mêmes, les artistes qui mettent totalement de côté l’esthétique pour privilégier l’idée, le sens. Et le résultat leurs donne raison, puisqu’une idée entière, exprimée dans sa pureté. Une idée assumée est une beauté en soi. Une sorte de Gérard Depardieu, paradoxal, contradictoire, amoral, mais passionnant parce qu’entier. Tellement entier. Humain, trop humain pourrait-on plagier.

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Écrit par

Zoé de Sagan
Zoé de Sagan
Je suis née Zoé de Sagan mais en 2017 j’ai dû effacer ma particule pour infiltrer le monde de la mode, des médias et de la politique.
https://www.zoesagan.com

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