Les menaces proférées par des experts militaires russes à la télévision d’État, relayées dans un récent X post de Silvano Trotta, laissent présager une escalade sans précédent : une frappe de missiles hypersoniques Oreshnik contre l’usine MBDA à Schrobenhausen, en Bavière, si l’Ukraine utilise des missiles Taurus fournis par l’Allemagne pour frapper des cibles en Russie. À l’heure où les tensions géopolitiques atteignent des sommets, cet éditorial explore les ramifications possibles de cette crise imminente et les leçons qu’elle pourrait imposer aux dirigeants mondiaux.

Une menace explicite dans un contexte tendu

Le 29 mai 2025, une image partagée sur X titrait : "Moscou menace la Bavière : missiles Oreshnik contre l’usine Taurus". Les experts russes, dans une rhétorique de dissuasion brutale, ont ciblé l’usine MBDA à Schrobenhausen, un site clé de production de missiles en Europe (Wikipedia). Cette usine, employant environ 1 100 personnes, est au cœur de la fabrication des missiles Taurus, que l’Ukraine réclame depuis des mois pour frapper en profondeur le territoire russe. Le chancelier allemand Friedrich Merz, récemment installé, a alimenté les spéculations en annonçant le 26 mai que les restrictions de portée sur les armes fournies à l’Ukraine seraient levées (DW). Bien qu’aucune confirmation explicite de livraison de Taurus n’ait été faite, cette déclaration a suffi pour provoquer une réponse musclée de Moscou.

La Russie, de son côté, brandit l’Oreshnik, un missile balistique hypersonique à portée intermédiaire (IRBM) dévoilé en novembre 2024 lors d’une frappe en Ukraine (BBC). Capable d’atteindre des vitesses supérieures à Mach 10 et de transporter plusieurs ogives, nucléaires ou conventionnelles, ce missile est conçu pour percer les défenses antiaériennes modernes (Al Jazeera). Vladimir Poutine lui-même a vanté son invincibilité, affirmant qu’aucun système actuel ne peut l’intercepter (The New York Times).