Ce moment, décrit comme "extraordinaire" par Carlson lui-même, s'est avéré être la pire publicité imaginable pour le gouvernement français, exposant au monde entier les dérives autoritaires d'un pays autrefois célébré pour ses valeurs de liberté, égalité et fraternité.

L'arrestation incompréhensible de Pavel Durov

Pavel Durov, arrêté à l'aéroport de Le Bourget en août 2024, a passé quatre jours en détention solitaire dans des conditions dignes d'une cellule de prison, malgré son statut de citoyen français et son absence de liens directs avec les crimes allégués sur sa plateforme. Lors de l'interview, il a décrit avec une incrédulité palpable les circonstances de son arrestation : "Je suis descendu de l'avion, et une bande de policiers m'a accueilli. Ils m'ont pris mon téléphone, m'ont jeté à l'arrière d'une voiture et m'ont emmené dans une cellule, même s'ils prétendaient que ce n'était pas une prison." Ces mots, prononcés avec un calme presque surréaliste, soulignent l'absurdité de la situation aux yeux de Durov, qui n'a jamais été convaincu d'un crime.

Depuis, Durov est soumis à un contrôle judiciaire qui l'empêche de quitter la France librement, une mesure qu'il trouve "étrange et inutile". Il a exprimé son incompréhension face à cette situation : "Je suis toujours confus. Au départ, ils ont dit que Telegram n'avait pas répondu à leurs demandes légales, mais c'était faux. Nous n'avons jamais reçu de demande légalement contraignante de la France." Cette confusion persiste, huit mois après son arrestation, alors qu'il est contraint de rester dans un pays où moins de 1 % des utilisateurs de Telegram résident. "Pourquoi suis-je encore ici ? Je n'ai toujours pas de réponse claire," a-t-il déclaré, laissant planer un doute sur les motivations réelles derrière cette détention.

Une vie personnelle brisée

L'impact personnel de cette situation est dévastateur. Durov, père de famille, est incapable de vivre avec son fils ou de rendre visite à sa mère gravement malade. "C'est la partie la plus dure," a-t-il confié à Carlson. "Je peux gérer le stress, mais penser à ma mère, très âgée et malade, ou à mes enfants, c'est insupportable. Je ne peux même pas les contacter." Ces propos révèlent l'ampleur des souffrances infligées non seulement à Durov, mais aussi à sa famille, dans une France où les droits fondamentaux semblent bafoués.

Une campagne de discrédit et d'intimidation