
Cinq étudiants du Celsa vous offre une opportunité unique : aider le grand amour à se réaliser. Tels des Cupidons, vous guiderez tant que possible, Giulio dans sa course pour séduire France.
Yeuthème, le nom du projet, est né d’une phrase de Madeleine de Scudery : « l’amour est ce je ne sais quoi, qui vient de je ne sais où et qui finit je ne sais comment ».
Charles Sarraute, Alix Prouhet, Clément Cimarro, Andréa Do Nascimento Groffe et Pascal Pezet nous mènent dans une intrigue qui aurait pu se résumer par le poème de Baudelaire, À une passante, mais qu’ils ont préféré lancer avec ce très joli pitch.
Salut, moi c’est Giulio !
Mais peut-être que tu me connais déjà !
Mais si, l’inventeur du taille-crayon boîte à meuh, c’est moi… C’est con mais j’ai fait fortune avec ce truc. Du coup, je bosse dans une papeterie pour tuer le temps et l’ennui et quand ça suffit pas, j’écris des romans sur des Post-it que je colle un peu partout. Tu m’as peut-être déjà lu sans le savoir.
Mais je m’égare un peu, je voulais te parler d’amour.
Ce jour-là, je vais dans mon bar à tristesse préféré, comme souvent. Et comme toujours, ceux qui tiennent le bar (et le comptoir) jouent à la carte du tendre, une sorte de jeu de l’oie de l’amour. Comme si l’amour tenait à un coup de dés…
Du coup, je me suis dit que j’allais les jeter les dés, moi aussi et pour de vrai cette fois.
J’ai commencé à penser tout haut, comme un défi j’ai dit :
« L’amour je vais le prendre à son propre jeu, au hasard. La prochaine qui passe, je ferai tout pour qu’elle soit mienne. »
Je me suis mis à scruter la rue, et là, comme une apparition, la rue toute entière semblait lui appartenir. Mais le temps de sortir du bar, elle avait déjà disparue.
Alors tant pis pour les autres, mais cette fois je sais, ce sera elle. « L’amour est ce je ne sais quoi qui vient de je ne sais où et qui finit je ne sais comment », non ?
Alors aide-moi !


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Écrit par
Zoé de Sagan
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