Gideon Rubin, artiste israélien basé à Londres, est définitivement le peintre de l’anonymat.
Sa peinture est étonnante par la sensation qu’elle procure au premier coup d’oeil. Résolument contemporain mais avec un quelque chose d’un autre temps. Cet effet immédiat est volontaire car Gideon Ruben récupère des vieux portraits, de toutes époques confondues, de tout types de personnalités et nationalités et les peint avec une grâce infinie. Ces personnages sans visages, représentés souvent de dos ou dans des postures qui ne permettent pas l’identification sont néanmoins extrêmement touchants. On devine leurs caractères, et ils deviennent des êtres mystérieux dont nous cherchons à percer les mystères.
Ses couleurs ont quelque chose de « passé », monotone et las, comme l’effet du temps sur leur histoire, des tonalités presque terreuses et pourtant si criantes dans la sensibilité de leurs variantes. Gideon Rubin est actuellement représenté par la Galerie Karsten Greve à Paris, si le coeur vous dit d’aller voir ça de plus près lors de la prochaine exposition.































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Écrit par
Zoé de Sagan
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