Quand on demande aux juges pourquoi ils ont condamné Zoé Sagan pour quatre tweets, ils répondent : propos malveillants. La relation enseignante avec mineur. Le ton. Le fait qu'une personne ait pu se sentir atteinte.
Quand on demande aux juges pourquoi Jack Lang marche avec une escorte, ils ne répondent rien. Il n'y a pas de dossier ouvert. Il n'y a pas de procédure. Il y a juste une protection.
En France on censure celui qui crie au loup. On protège celui qui est le loup.
La boucle Signal des palaces parisiens compte aujourd'hui plus de quatre cents réceptionnistes connectés.
Nous, on sait. Les sœurs Sagan savent qui s'engage publiquement pour les victimes. Et qui les paye secrètement pour se taire. Les informations arrivent. Les recoupements se font. Et la France regarde ailleurs.
Voilà ce qui vous attend si vous dénoncez. Pas une protection. Une interdiction.
Et voilà aussi pourquoi le standard de la rédaction reçoit chaque semaine des appels de victimes qui ne savent pas si elles ont le droit de parler. Des gens qui demandent : si je dis mon nom, qu'est-ce qui me attend ? Protection ou interdiction ?