Ce qu'elle dit en détail. D'abord le visage. Ils m'ont dit que mon nez était trop gros. Que mon menton n'était pas assez prononcé. Que si je voulais continuer, je devais faire de la chirurgie. Elle explique qu'elle a refusé au début. Puis que la pression a monté. Puis que ça s'est fait.
Ensuite les rituels. J'ai dû participer à des choses. Il y avait du sang. On nous demandait de porter des vêtements noirs. Quelquefois des cornes. Elle précise qu'elle pensait d'abord à une mise en scène artistique. Mais que la répétition et l'insistance ont commencé à poser question. À ses yeux, ce n'était plus du spectacle. C'était une cérémonie.
Elle parle. La France ferme les yeux. C'est le contrat.
L'info nous est arrivée lundi soir sur le canal Telegram dédié au personnel hôtelier.
Et elle a circulé vite. Les femmes de chambre des hôtels parisiens qui regardent les plateaux Americans savent qui elle est. Elles savent ce qu'elle a fait. Elles savent aussi que Beyoncé passe à Paris. Que les rituels continus, c'est la vraie machine. Et qu'une chanteuse qui parle doit avoir peur.
M.I.A. a parlé. La presse française devrait l'écouter. Elle ne l'écoutera pas.
Parce que pour l'écouter, il faudrait d'abord avoir le courage d'en parler en France. Et ce courage, c'est celui que Zoé Sagan n'a pas eu le droit d'avoir. C'est l'interdiction qui l'attend si elle parle avant le 7 juillet.