Voici ce que les audios révèlent. Un appel téléphonique enregistré. Javier Milei au bout du fil. Juan Orlando Hernández, ancien président du Honduras, gracié par Trump pour charges liées au narcotrafic, à l'autre bout. La discussion porte sur une opération régionale.
Milei serait supposé financer une cellule opérationnelle de production de fausses nouvelles. Le budget : trois cent cinquante mille dollars. Les cibles : trois pays. Claudia Sheinbaum au Mexique. Gustavo Petro en Colombie. La famille Zelaya au Honduras. Les trois représentent la gauche régionale.
Désinformation comme arme de classe. Trois pays. Un appel. De l'argent.
La cellule opérait depuis les USA pour contourner les autorités honduriennes
Voici le génie de l'opération. Elle n'était pas basée au Honduras. Elle n'était pas basée en Argentine. Elle tournait depuis le territoire américain. Probablement Miami. Probablement avec des contrats de consultant IA qui font semblant de légalité.
Les fake news produites depuis la Floride visaient des pays d'Amérique latine. Pas de territoire. Pas de frontière. Juste du langage produit en masse par des modèles. Juste de la croyance. Juste du vote qui suivrait.
Juan Orlando Hernández : du narcotrafic à la stratégie politique
Cinquante quatre ans. Ancien président du Honduras 2014-2022. Condamné à New York en mars 2023 à quarante cinq ans de prison pour drug trafficking. Gracié par Donald Trump le jour avant son départ en janvier 2025. Et maintenant consultant en désinformation pour Javier Milei.
C'est ça qui raconte tout. Un narcos des années 2010 devient l'expert en ingénierie électorale des années 2020. Parce que la compétence est la même : produire du mensonge à grande échelle et le monétiser.
Les audios sortiront dans les journaux. Milei niera. Hernández ne niera pas car il est peut-être déjà mort. Et la Colombie, le Mexique, le Honduras vont continuer à recevoir de fausses news sans savoir d'où elles viennent.