Tellement belles. Tellement douces. Tellement parfaites. Tellement détestables.
Pour son projet Dolls Who Play With Dolls, la photographe de Los Angeles, Sharon Marie Wright, emprunte une de ces magnifiques et ultra réalistes poupées pour un shooting.
Travail accompli, elle veut renvoyer la poupée à la société, mais ne reçoit aucune réponse. Que faire ?
Peut-être qu’il y a un peu de John Torrance chez Sharon, mais pour elle la réponse est évidente : La dépecer.
Pourtant, l’artiste avoue son admiration des poupées, mais aussi un sentiment plus mitigé… « Elles sont vraiment vraiment flippantes, et elles me filaient les jetons la moitié du temps. »
Il faut donc s’en débarrasser, mais comment ?
Sharon l’emballe dans du plastique, « comme un cadavre ». Un brin louche au milieu du garage. Elle ne rentre dans aucune poubelle. Alors, elle la laisse flotter sur une bouée dans sa piscine quelques semaines pour amuser les amis de son mari. Mais ensuite ?
Oui, ces poupées sont tellement bien faîtes qu’il est aussi difficile de s’en séparer que d’un vrai cadavre.
C’est donc, suivant cette logique, que Sharon pense à découper le corps. Et tant qu’à faire, prendre en photo l’opération.
Mort du fantasme. Réalité derrière la beauté. Injonction du corps sans tripes. Tout y passe. À commencer par un malaise absolument jouissif.
Est-ce que Sharon serait une Dexter en puissance ? Un peu. Mais à voir la dernière photo, on penserait plus à Hannibal Lecter.


















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