James Bidgood n’est malheureusement pas assez connu en France. Ce photographe et réalisateur américain est pourtant le père spirituel de Pierre et Gilles et de David LaChapelle. Ses photographies montrent le plus souvent de jeunes hommes dénudés dans des scènes de fantastique (mythologie, rêve, etc), souvent dans une atmosphère homoérotique.
Son coup de maitre c’est la production et la réalisation du film Pink Narcissus, qui est d’abord sorti anonymement. Le film avait même été attribué à Kenneth Anger, auteur, acteur et réalisateur américain qui a œuvré dans le cinéma underground et le cinéma expérimental et qui est l’auteur de l’excellent livre sensationnaliste Hollywood Babylon (1959) et de sa suite, Hollywood Babylon II (1986), dans lesquels il prétend révéler nombre de rumeurs et de secrets des stars de Hollywood.
Mais ce n’est pas le sujet. Revenons à Monsieur Bidgood. Ce professionnel de l’imaginaire est donc considéré comme le père du pulp et de l’esthétique glamour.
Arrivé à New York en 1951 dans l’espoir de devenir une star de la musique, il a d’abord gagné sa vie avec des spectacles de travesti dans le légendaire Club 82 de Manhattan. Ses emplois « plus sérieux » d’étalagiste, de photographe free-lance et de costumier lui ont permis de rassembler le matériel nécessaire pour ses propres séances de photo, pour lesquelles il mettait en place, le plus souvent dans son petit appartement, des décors complexes. Dans ses photos comme dans ses films, il célèbre le jeune corps masculin à travers des mises en scènes sophistiquées reflétant ses visions d’un paradis homoérotique aux miroitements romantiques.
Si le magazine Têtu est relancé un jour, il devrait avoir ABSOLUMENT son portrait en première de couverture à la place des jeunes éphèbes analphabètes en manque de testostérones.
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Zoé de Sagan
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