Il ne voulait pas vraiment être photographe, mais comme il ne se sentait pas à l’aise dans les boîtes de nuit où on le trainait adolescent, Jérémy Kost s’est caché derrière un objectif. Il a commencé par photographier les célébrités, avec un Polaroid.
Et puis, il s’est mis à travailler sur le nu. Un nu anti-sensuel. Les corps ne sont jamais shootés en entier, presque démembrés par la pellicule. Des Venus de Milo de la vie nocturne.
Parfois, Jérémy Kost découpe et recolle les corps entre eux. Il se centre sur le travestissement, l’épilation, toutes les pratiques de déguisement social qu’il applique à sa manière.
L’artiste est obnubilé par les étapes de transformation des corps, les siennes sont rapides et sans concession.
In The Dark We Live and Love, exposition de Jérémy Kost, du 12 novembre 2011 au 7 janvier 2012 à la Galerie Nuke.













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Écrit par
Zoé de Sagan
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