Avec le concours d’une équipe d’experts scientifiques, médicaux et balistiques, d’historiens et de témoins, Oliver Stone présente des preuves convaincantes que dans l’affaire Kennedy, la « théorie du complot » est à présent « complot accompli ».
Un an après la sortie du film JFK en 1991 commence, sous l’impulsion du « JFK records act », une entreprise massive de déclassification des archives relatives à l’assassinat du président John Fitzgerald Kennedy et aux conclusions de la commission Warren. Trente ans exactement après la sortie de son film-fleuve, Oliver Stone se repenche sur les faits et annonce fièrement avoir élucidé l’un des crimes les plus traumatisants et les plus documentés de l’histoire politique américaine.

Grâce à un montage rapide et d’une grande clarté, le film revient sur le déroulé des événements du 22 novembre 1963 à Dallas, lorsque la voiture présidentielle passe sur Dealey Plaza et que des coups de feu sont tirés, causant la mort du trente-cinquième président des États-Unis, puis récapitule les incohérences principales de l’enquête officielle, notamment cette fameuse « balle magique » responsable de sept impacts sur deux corps. Sur un ton élégiaque et distancié, le réalisateur de Platoon (1987), Wall Street (1988) et Né un 4 juillet (1990) retourne sur les lieux d’un crime qui a, pour reprendre l’expression du critique et essayiste Jean-Baptiste Thoret, éclaboussé l’Amérique. Oliver Stone a toujours accusé la C.I.A. et mis en cause les positions pacifistes de Kennedy dans le conflit avec le Viêt Nam, mais JFK.
L’enquête est surtout l’occasion pour lui de revenir sur ses obsessions de cinéaste : la manipulation politique, la société de contrôle et l’omniprésence de la guerre. Il relie ce crime non élucidé à la perte de confiance généralisée des citoyens dans la politique et les institutions américaines à partir de la fin des années 1960. Dans le film de 1991, Donald Sutherland jouait X, le mystérieux informateur du procureur Jim Garrison (campé par Kevin Costner). Dans JFK. L’enquête, Sutherland assure la narration en voix off, nous murmurant à l’oreille que « partout où l’on cherche la présence de Lee Harvey Oswald », l’assassin présumé du président, « on trouve les traces bien réelles de la C.I.A. et du renseignement ». Oliver Stone, militant cinéaste et vétéran du Viêt Nam, poursuit la dimension d’investigation critique et polémique d’une œuvre libre menée en plein cœur du système hollywoodien pendant plus de quatre décennies.
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Écrit par
Mary Josephson
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