Ce premier film avec lequel nous ouvrons la présentation de Joseph Lally est un documentaire concernant l’artiste Jeff Moerchen, banni d’Allemagne et de Suède. Un quart d’heure pour changer votre perception de l’art.
Une entrée en matière qui nous semblait pertinente pour vous parler de Joseph Lally. Un homme qui, en exergue de son tumblr, a mis cette phrase de Susan Sontag : « Photographier des gens, c’est les violer, en les regardant comme ils ne se sont jamais vus, en ayant une connaissance de leur personne qu’ils n’auront jamais, cela les change en objets qui peuvent être symboliquement possédés. Tout comme un appareil est une sublimation d’un pistolet, prendre quelqu’un en photo est un meurtre subliminal. »
Joseph Lally concrétise la citation, mettant en parallèle des corps d’éphèbes ultra sexualisés et des scènes de mort, torture, dictature.
Le propos, très limite, est enrobé dans une image que certains qualifieraient de psychédélique. Mais parler d’une plongée accélérée dans l’esprit de Jack Torrance serait plus proche de la vérité.
Usant de références comme Marguerite Duras, Jean Seberg, Madame Bovary, l’artiste nous force à dépasser la violence de l’image pour comprendre le propos. Un propos que nous ne pouvons atteindre qu’en balayant une couche bien ancrée de tabous et de jugements moraux.
Mais, nous aussi, nous nous laissons prendre par le piège du vocable. En fait, la vérité, c’est que Joseph Lally est complètement barge. Bon à aliéner.
Et certes, tous les fous ne sont pas des artistes. Mais tous les grands artistes sont fous.
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Zoé de Sagan
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