En ce qui concerne les magistrats du parquet: la responsable de l'enquête au Parquet de Paris, Marion Adam, a été promue à la Cour de cassation, à la suite de cette enquête dont elle avait la charge.

Sa cheffe, Aline Olié, ancienne conseillère gouvernementale ayant travaillé directement avec Brigitte Macron et chargée de superviser Mme. Adam au cours de la procédure, a quant à elle été propulsée à la tête du Tribunal de Fort de France, en une promotion exceptionnelle.

Son adjoint, Grégory Weill, orchestrateur avec Richard Malka, intime de Dupond Moretti, de la procédure Mila et importateur au sein du PNLH des théories infondées de la Antidefamation League, a quant à lui été propulsé à la puissante tête de la section P20 du Parquet de Paris.

Enfin, le directeur de cabinet de l'Elysée, Patrice Faure, chargé selon Le Monde de superviser cette procédure avec le commandement militaire, a été promu la semaine dernière comme préfet de police de Paris.

Il n’appartient pas au pouvoir de déterminer la vérité, et d’enfermer ceux qui, selon lui, s’en écarteraient.

Et ce principe doit valoir absolument. Si certains citoyens veulent croire, faire croire, voire faire mine de croire que Mme.

Macron n’est pas Mme. Macron, cela ne saurait justifier arrestations, perquisitions, condamnations.

Seule l’injure et la diffamation, la provocation et l’apologie de crimes peuvent justifier que l’on entrave la délibération.

Offrir au pouvoir le plaisir de pouvoir décider qui il pourrait enfermer, selon que les propos aient ou non été appréciés, ce sera ouvrir une porte que nous ne refermerons jamais.

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Écrit par

Juan Branco
Juan Branco
Élève à l’école Alsacienne, diplômé à Science-Po Paris puis à l’ENS, il est aujourd’hui avocat, notamment de WikiLeaks et de Julian Assange. Il est l’auteur de Crépuscule, vendu à 180 000 exemplaires.

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