Le lauréat du prix Marcel Duchamp 2014 et l’inventeur de la lettre de non-motivation, Julien Prévieux, archive depuis des années ce qu’il appelle « des gestes à venir » en lien évidemment avec les nouvelles technologies. Autrement dit il invente ce que sera potentiellement notre avenir corporel.
Cette succession chronologique de «gestes à venir» qui sont plus en plus nombreux et complexes et qui coïncident avec l’arrivée des ordinateurs, des portables, des écrans tactiles et autres consoles de jeux. Ces actions spécifiques sont en plus « copyrightées » alors même que l’objet n’existe pas encore.
Son œuvre « What Shall We Do Next? » se compose donc d’un film et d’une performance qui ont été présentés en alternance sur le stand du Prix Marcel Duchamp. La performance est constituée de trois modules d’une durée d’environ sept minutes chacun.
Le premier module montre des gestes prélevés dans des films de science-fiction hollywoodiens, depuis les années 1950 (The Day The Earth Stood Still, 1951) à nos jours (Iron Man 2, 2010).
Le deuxième module est un dialogue entre deux acteurs et une reprise d’une chorégraphie de Martha Graham exécutée par deux danseurs. Il rappelle les données d’un conflit qui éclata après la disparition de la chorégraphe américaine Martha Graham en 1997, entre l’héritier de la chorégraphe et sa compagnie pour savoir qui détenait ses chorégraphies. Il s’agissait d’un procès à propos de la propriété de gestes artistiques.
Le troisième module est constitué des tout derniers gestes du futur, prélevés par Julien Prévieux sur le site de l’agence américaine de la propriété industrielle. Ce sont des gestes brevetés par des sociétés, principalement dans le domaine des nouvelles technologies.
Alors si vous voulez savoir ce que sera la suite du « glisser pour déverrouiller » ou encore de la synchronisation des deux doigts pour agrandir une image (breveté par Apple évidemment) il faut absolument suivre le travail de Julien Prévieux.
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Zoé de Sagan
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