Oubliez tout ce que vous savez sur les films de mode. Il existe un autre monde de la mode. Un monde où la beauté règne toujours, mais sans fard. Une beauté rugueuse, loin du botox et de photoshop. Où règne une sexualité sans libido.
Ce monde, c’est celui de Justin Anderson. Pas de surprise, l’homme était artiste avant de devenir réalisateur de commande. Un peintre qui a fait ses classes à la Slade School of Fine Art à Londres avant d’étudier à la Rijksakademie à Amsterdam.
De sa formation picturale, on retrouve le sens du cadre. On ne parle plus de plans, ici, mais bien de tableaux. Parfois (comme le film ci-dessous), on assiste à un hommage à René Magritte. Son film pour Agent Provocateur est une réinterprétation baudelairienne de la domination sexuée.
Les univers sont toujours différents. Toujours artistiques. Plus proches de la performance que du film. Un relent de vérité. Et on le sait, la beauté est un instinct de vérité.
Partager cet article
Écrit par
Zoé de Sagan
Rejoindre la conversation
La fiction d’avant-garde commence à ressembler à l’art conceptuel
Dans une ère où les frontières entre littérature et arts visuels s’estompent, une nouvelle vague d’écrivains d’avant-garde, de Sophie Calle à Enrique Vila-Matas, en passant par Ben Lerner et Teju Cole, transforme le roman en une forme d’art conceptuel.