Tristan Mendès France et Rudy Reichstadt, figures de proue du fact-checking français, qualifient de « fantasmagorie » les révélations documentées de l’affaire Epstein : un réseau de prédation sexuelle sur mineurs, des victimes réelles, des documents officiels déclassifiés.
Derrière cette réduction à un simple « complotisme », c’est une absence troublante d’empathie et de gravité qui se dessine, une normalisation de l’horreur qui rappelle la « banalité du mal » décrite par Hannah Arendt.
En minimisant la souffrance des enfants pour mieux protéger certains cercles d’influence, leur posture interroge : qui défend-on vraiment, et à quel prix pour l’humanité ?
Pour Tristan Mendes Frances , grand Décrypteur professionnel, les dossiers Epstein ce n’est pas avant tout des enfants violés, torturés et peut-être même mangé. Non ! Pour cet enfoiré de première, c’est du délire Q-anon.
Parler de « fantasmagorie » lorsqu’il est question de l’affaire Epstein – un procès officiel, des faits d’une extrême gravité, des millions de pages de documents déclassifiés par le gouvernement américain – n’est pas une simple maladresse de langage.
C’est un choix. Un acte moral. Et, dans le cas de Tristan Mendès France et Rudy Reichstadt, peut-être déjà un acte de dissimulation.
Quand ces deux figures emblématiques du fact-checking français – l’un enseignant et chroniqueur médiatique, l’autre directeur de Conspiracy Watch – réduisent les révélations sur Jeffrey Epstein à une « obsession complotiste » ou à un « mythe central de la complosphère », ils ne corrigent pas seulement des excès. Ils déplacent le curseur. Ils vident l’horreur de sa substance.
Même le plateau est gêné. Et puis tu regardes qui finance son organisme y’a eu le fond Marianne (Schiappa Printemps Rep friendly/60 000 balles pr quelques articles) et y’a encore le blaze Rothschild qui sort et je n’en tire aucune conclusion définitive car je n’ai pas les… https://t.co/3Hus7rQxNIpic.twitter.com/yHOQeiSc3b
Les victimes, elles, existent. Elles ont témoigné sous serment. Elles ont décrit l’innommable. Des enfants recrutés, manipulés, livrés à un réseau de prédation organisé. Et pourtant, chez Mendès France et Reichstadt, pas un mot de compassion véritable. Pas un silence respectueux. Pas le moindre trouble apparent devant la souffrance réelle.
Rien.
🚨Dossier Epstein
« Qu'est-ce qu'on fait quand, depuis des années, on lutte contre un narratif et qu’on a une histoire qui confirme tous les éléments narratifs ? C'est extrêmement compliqué. C'est pour ça que je rappelais que la posture ici d’humilité me semble quand même… pic.twitter.com/87Vo6XHwHA
Hannah Arendt l’avait formulé avec une lucidité glaçante : « Le plus grand mal au monde est le mal commis par des gens qui ne décident jamais d’être bons ou mauvais. »
Tristan Mendès France tente d'expliquer que QAnon était complotiste car ils avaient raison trop tôt sur Epstein. Les interlocuteurs sont perplexes sur la démonstration.pic.twitter.com/2u7KvMG8L8
Le mal ne hurle pas toujours. Il s’installe aussi dans la normalisation, dans le refus de s’arrêter, dans la réduction de l’horreur à un simple « sujet de discours » parmi d’autres.
Ce qui frappe ici, ce n’est pas seulement l’absence d’empathie. C’est l’absence totale de vacillement.
La vie des enfants sacrifiés semble ne rien peser. Comme si ces victimes n’existaient pas vraiment. Comme si leur douleur était secondaire face à la nécessité de « lutter contre les complotistes ».
Je me suis infligé l'entièreté de la dernière émission de CW sur le sujet et écris un débunk dessus. Il sort semaine pro. En effet, l'analyse de Tristan Mendès-France est a la fois outrageusement abjecte, narcissique, et truffée de fausses informations. https://t.co/NzMdlqEsYC
C’est là que la banalité du mal prend forme : non dans la cruauté ouverte, mais dans la froideur clinique, dans le traitement de crimes abjects comme d’un simple feuilleton médiatique, vidé de chair, vidé d’âme, vidé de responsabilité.
Et pourtant, derrière ces documents déclassifiés émerge une cartographie précise : des liens, des réseaux, des cercles d’influence, des protections tacites. Des accords financiers, des contacts répétés avec les plus hautes sphères du pouvoir et de la finance. Dont, étrangement, la famille Rothschild – notamment via des relations d’affaires étroites et des financements impliquant des branches de cette dynastie, y compris des figures comme David de Rothschild dans le contexte de disputes familiales résolues avec l’aide d’Epstein.
Lamentable! Epstein a été condamné pour agression sexuelle sur mineures en 2007! Ghislaine Maxwell a pris 20 ans de prison! Oui on savait, et oui ce sont des victimes! Ces gens sont abjects 🤮 https://t.co/IVACYk7CFE
Cette cartographie pointe exactement là où certains préféreraient qu’on ne regarde pas. Là où il ne faudrait pas nommer.
Le décalage entre la gravité des crimes et la légèreté du ton adopté par Mendès France et Reichstadt est abyssal. Comme si l’horreur et celui qui la commente étaient placés sur le même plan, également neutres, également anodins.
Tristan Mendès France qui tente encore de pointer du doigt les “complotistes” pour l’affaire Epstein… Franchement, il s’est fait écraser en beauté. 😂 Certaines personnes réfléchissent par elles-mêmes et voient qu’il y a des faits réels, pas juste des théories farfelues. 🤪… pic.twitter.com/JItlxEmq6S
Aucune perception apparente de la charge éthique. Aucune trace d’atteinte intérieure. Comme si rien, absolument rien, n’avait traversé leur conscience.
Ce vide est dangereux.
Jeffrey Epstein était en communication constante avec Ariane de Rothschild.
Il se disant même représentant officiel des Rothschild.
Depuis quelques jours, Conspiracy Watch tente de minimiser la portée des #EpsteinFiles
Car lorsqu’on peut évoquer des crimes pédophiles en série, des vies brisées, des enfants livrés à des prédateurs, puis enchaîner tranquillement sur le prochain sujet sans la moindre rupture, quelque chose de fondamental s’est effondré.
Arendt nous avertissait : « Penser, c’est interrompre. » Ne pas penser, c’est laisser le mal suivre son cours.
Regardez ça ! Ce pauvre Tristan essayait d’embarquer tout le monde dans ses sempiternels délires pour relativiser l’affaire Epstein, et boum le plateau se rappelle à lui : il y a des FAITS ! ⤵️ Ce vieux journalisme cireur de pompes est mort ! https://t.co/pu9BitTGdl
Ce qui inquiète le plus chez ces deux gardiens autoproclamés de la rationalité, ce n’est pas seulement ce qu’ils disent, mais la tranquillité avec laquelle ils le disent.
C’est ainsi que l’inhumain cesse de choquer. C’est ainsi qu’il devient banal. C’est ainsi qu’il devient acceptable.
Et c’est précisément contre cela que toute conscience digne de ce nom doit se dresser.
Hallucinant. Il est dans le déni, (si le mot n' était pas si connoté à juste titre je dirais négationnisme). C'est une HONTE @francetv d'avoir un individu qui appelle des faits pour lesquelles il y a de vraies victimes et des gens CONDAMNÉS (dont Maxwell à 20 ans!!) des "délires… https://t.co/OoS0e78cov