Un compte sur les réseaux sociaux appelé @ContreAttaque_ a contribué à créer au sein de la gauche, par mensonges successifs, une confusion sur les événements ayant frappé Quentin Deranque, et à légitimer la mort d'un homme.

Les mensonges et falsifications de cette opération de communication qui va prendre une ampleur importante, dont le trucage d'une vidéo, font l'objet d'une contre-enquête menée par un média, @lesaurores.

À l’origine de certains mensonges sur le meurtre de Quentin Deranque
Selon nos informations, l’auteur du contre-narratif ayant tenté de rendre Quentin Deranque responsable de sa propre mort est Pierre Douillard Lefèvre. Celui-ci a été jugé l’année dernière pour agression en réunion sur un individu, à quatre contre uns, aux côtés de la dessinatrice Ana Pich, qui avait été placée en

Dans le cadre de cette enquête visant à identifier les raisons de cette action,
@lesaurores révèle que Contre Attaque n'est pas un média, mais l'oeuvre d'une seule personne.

Il est dévoilé que cette personne, qui fait partie de la sphère antifasciste de Nantes, est particulièrement compromis, et a été l'auteur de violences l'ayant amené devant les tribunaux.

L'article est important, parce que le narratif porté par Contre Attaque ne sert pas, contrairement à ce qu'il prétend, l'antifascisme, mais le nourri, contribuant à normaliser et légitimer une violence obscène ayant amené à la mort d'un homme, et à déshumaniser celui-ci.

L'enquête permettant de démontrer que sous couvert d'un média, l'individu en question a contribué à falsifier le débat public sur un sujet sensible, en souillant la mémoire d'un homme, et empêchant de nombreux militants de bonne foi de prendre conscience de la gravité des faits.

Cela permet de comprendre que loin de les protéger, cet homme a contribué à mettre en danger les sphères autonomes qui ne se sont jamais compromises avec le système partisan et politicien.

Le seul objet et effet de cette opération de communication mensongère est de renforcer et servir un parti de gouvernement proposant un vague programme social démocrate, au détriment de tous ceux qui ont tenté de défendre et de proposer des actions antifascistes et autonomes qui préservent la dignité humaine.

L'article permet, en d'autres termes, de montrer qu'un homme jugé pour violences est devenu l'instrument, conscient ou non, des appareils de pouvoir en place, contribuant à la marginalisation du camp qu'il prétend servir.

Face à la révélation de ces faits accablants, la personne ne se remet pas en question. Elle en déduit que le média qui a révélé ces faits ne peut être que l'émanation d'un nazi et d'un collaborateur de police.

Comment pourrait-il en être autrement ? De façon intéressante, elle recycle à cette fin la figure de l'agent provocateur, prisée de l'Okhrana, le service de renseignement des tsars.

Or, ces agents provocateurs se comportaient exactement comme l'ont fait la Jeune Garde, ou Contre Attaque: en manipulant les esprits afin de légitimer et pousser à la commission de violences aveugles et stupides, qui rendent d'autant plus facile et efficace la répression d'État et la marginalisation des forces révolutionnaires.

La révolution n'est pas un jeu d'enfants. Elle exige de la (re)tenue, de la rigueur et beaucoup de froideur. Certains seraient bien inspirés de s'en rappeler.

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Écrit par

Juan Branco
Juan Branco
Élève à l’école Alsacienne, diplômé à Science-Po Paris puis à l’ENS, il est aujourd’hui avocat, notamment de WikiLeaks et de Julian Assange. Il est l’auteur de Crépuscule, vendu à 180 000 exemplaires.

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