
Selon nous, Chema Madoz est un street artiste aristocrate. Pas de sang bleu pourtant, et une carte de visite annonçant photographe. Mais le vrai génie de l’Espagnol ne réside pas dans sa maîtrise de la lumière. Non, son génie repose dans la mise en scène d’un détournement permanent de la réalité. A la manière des street artistes qui se réapproprient le bien publique en lui redonnant du sens, Chema Madoz lui aussi avale, digère et recrache la réalité, mais il ne la filtre qu’au tamis des grandes valeurs humaines.

Aucun détournement gratuit chez Chema Madoz, mais du sens. Tellement de sens que chaque cliché sonne comme un manifeste, comme l’énoncé d’un examen de philo.
A chaque fois, une mise en perspective qui lance les neurones dans une danse frénétique et emporte vos sens avec, dans une sorte d’étourdissement esthétique.






























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Écrit par
Zoé de Sagan
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