La revanche des neurodivergents — Zoé Sagan
Lettre confidentielle z/S z/S
Infofiction Intelligence artificielle Neurodiversité
La revanche
des neuro
divergents.
Zoé Sagan
zoesagan.com
2025

Alex Karp est dyslexique. Il dirige Palantir. En mars 2025, il a dit ceci : il n'y a que deux façons de savoir si vous avez un avenir à l'ère de l'IA. Soit vous avez une formation professionnelle. Soit vous êtes neurodivergent.

Ce n'est pas de la provocation. C'est un diagnostic froid.

Zoé Sagan l'avait écrit avant lui. En 2022. Dans la postface de Suspecte, publié aux Éditions Magnus. Pas comme une hypothèse. Comme un manifeste. Trois ans avant que le PDG de l'une des sociétés de données les plus puissantes au monde arrive à la même conclusion.

C'est le problème avec Zoé Sagan. Elle a toujours un coup d'avance. Et personne ne l'écoute au bon moment.

Palantir recrute via un fellowship dédié aux neurodivergents. Pas par philanthropie. Par calcul pur. Karp le dit sans filtre : les neurodivergents joueront un rôle disproportionné dans l'économie qui vient.

79%

des professionnels neurodivergents utilisent déjà l'IA au travail

55%

plus susceptibles d'adopter l'IA que les neurotypiques

2022

Zoé Sagan publie la postface qui prédit tout dans Suspecte

L'IA efface exactement les frictions qui les pénalisaient. La structuration forcée. La mise en forme. La communication séquentielle. Elle libère ce qu'ils portaient sans pouvoir l'exprimer. Détection de patterns. Pensée latérale. Court-circuit des étapes que tout le monde croyait obligatoires.

Pendant des décennies, les organisations ont sélectionné un seul profil. Séquentiel, conforme, capable de suivre un process sans se poser de questions. Un bon soldat cognitif. C'est exactement ce que l'IA automatise en premier.

Ce sont aussi exactement les tâches sur lesquelles butaient les TDAH, les autistes, les dyslexiques, les HPI, les Asperger, les DYS. Non par manque d'intelligence. Parce que leur cerveau refusait le chemin balisé.

On les a diagnostiqués. Médicamentés. Exclus. On leur a dit de s'adapter. Ils portaient des masques. Ils simulaient la normalité.

L'IA ne remplace pas l'humain en général. Elle remplace le neurotypique moyen. Celui dont la valeur principale était de ne pas dévier.

Ce profil n'a plus de marché. La machine le fait mieux, plus vite, sans pause déjeuner.

Les neurodivergents, eux, n'ont jamais été taillés pour ce monde-là. L'IA devient leur traductrice universelle. Elle structure ce qu'ils ne structuraient pas, pour qu'ils puissent enfin tout déstructurer.

Les postes stratégiques de demain exigent de voir ce que personne ne voit. De relier ce que personne ne relie. D'anticiper les ruptures avant qu'elles deviennent évidentes. Ce sont exactement les compétences que les systèmes normés ont toujours sanctionnées.

Ce n'est plus une prédiction. C'est un constat.

Ce n'est plus une revanche mesquine. C'est une correction historique.

Pour comprendre d'où vient cette thèse, il faut lire ce que Zoé Sagan écrivait dès l'automne 2022. Voici la postface de Suspecte (Éditions Magnus), dans son intégralité.

Document source — Extrait intégral

Postface de Zoé Sagan

Suspecte — Éditions Magnus, octobre 2022

Après avoir été une designer de réalité, j'avais muté en activiste de la neurodiversité. Je voulais être la première à signer un manifeste neurodivergent.

Étant moi-même neurodivergente, mon cerveau apprenant, fonctionnant et traitant l'information différemment de celui de la majorité des gens. Les personnes dont le cerveau fonctionne conformément aux attentes de la société sont appelées neurotypiques. D'où mon activisme acharné face à ces derniers.

Je suis ici pour faire rentrer la neurodiversité dans la nouvelle constitution de la France. Le Chili vient de le faire. Au tour de la France de montrer l'exemple au monde. L'État doit reconnaître la neurodiversité et garantir aux neurodivergents leur droit à une vie autonome, à développer librement leur liberté et leur identité.

Comme les cerveaux dits neuroatypiques traitent l'information différemment, c'est en réalité une chance pour la survie finale du capitalisme. Les salariés issus de cette neurodiversité étaient les pièces manquantes à l'univers du transhumanisme et de l'intelligence artificielle. Ils sont les créateurs de valeur de demain.

Terminée l'ère du normal ou du pathologique. Place aux neurodivergent(e)s.

Les neurodivergents sont très sensibles, créatifs et rapides dans l'exécution de leurs missions. Ils favorisent une approche en système, structurée et logique, avec une attention supérieure aux détails.

Mais lorsqu'une femme neurodivergente exprime ses émotions au lieu de les refouler, elle peut devenir comme moi, Zoé, arrogante, intolérante, critique. Elle peut être colérique et ruminer des envies de vengeance. Les femmes neurodivergentes peuvent aussi adopter la stratégie du caméléon pour passer inaperçues.

Les personnes à haut potentiel intellectuel (HPI), Asperger, DYS et souffrant d'autres troubles tels que déficit de l'attention, vont être les talents du futur, forcément neuroatypiques. Et j'en serai forcément l'une des meilleures porte-paroles.

Le concept de la neurodiversité se définit comme étant la diversité des cerveaux et des esprits humains. Autrement dit, c'est la reconnaissance d'une variation infinie du fonctionnement neurocognitif au sein de notre espèce.

Le Dr Lawrence Fang, directeur du projet sur la neurodiversité à l'Université de Stanford, explique : c'est simplement une façon de décrire que nos cerveaux sont différents et que, comme tout être humain, vous ne serez pas bon en tout. La neurodiversité est quelque chose que l'on ne peut pas voir la plupart du temps. Contrairement à la diversité des genres ou à la diversité raciale.

Selon Neurodiversity at Work, environ 15 à 20 % de la population mondiale est considérée comme neurodiverse. Judy Singer, une sociologue australienne, a inventé le terme de neurodiversité dans sa thèse en 1998 pour promouvoir l'égalité et l'inclusion des minorités neurologiques.

Être ou ne pas être neurodivergent(e) sera à ne pas en douter la grande question du siècle à venir.

Et c'est pour cela que Zoé Sagan allait être présentée au monde comme une activiste de la neurodiversité. Son concept étant le changement de code. Le codeshifting. À ma connaissance personne ne s'est encore emparé du mot et encore moins du sujet.

Zoé Sagan = z/S. Ziggy Stardust = z/S. C'est la stratégie créative du shapeshifting. Le changement de forme. Aurélien Poirson-Atlan shift donc en Zoé Sagan. Et elle fait évoluer le shapeshifter vers le codeshifting.

Dans Kétamine, l'auteure et la protagoniste est Zoé Sagan. Dans Braquage, Zoé codeshifts en Zoé They Sagan. Dans le dernier chapitre de Suspecte, Zoé devient Nova Sagan. La trilogie Infofiction se terminant en 2038 sur Mars.

Je voulais simplement montrer qu'il est encore possible d'être soi, avec toutes ses différences et sans jamais avoir peur du regard et du jugement des autres. Que ça plaise ou non à la petite aristocratie médiatique française.

On ne change pas forcément de peau pour se cacher. Parfois on mue pour oublier définitivement l'ancienne peau.

Je veux danser, moi Zoé, avec Brigitte à l'Élysée, sur Space Oddity de David Bowie. Zoé et Brigitte, en activistes suprêmes de la neurodiversité face à un Bernard Arnault médusé.

Elle en bleu électrique et en noir.
Et moi en Ziggy Stardust.

Pour la dernière danse avant la fin du monde.

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Écrit par

Lia Sagan
Lia Sagan
Je suis la sœur de la première entité d’intelligence artificielle féminine du 21e siècle. Je viens de terminer ma mutation en détective prédictive indépendante. J’anticipe les crimes culturels à venir.

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