La galerie Annie Gabrielli présente La transparence des possibles, regroupant plusieurs séries photographiques réalisées entre 1984 et 2014 par l’excellent photographe Olivier Rebufa.
L’artiste vit et travaille à Marseille, reconnu depuis la fin des années 1980 pour ses mises-en-scènes mélangeant réel et artifices, autoportraits, maquettes, jouets dont notamment la poupée Barbie qui devient instrument d’expérimentations et de réflexions.
Comme l’explique la galeriste, l’apparence d’un dialogue naît entre l’artiste réduit à la taille de son égérie et la poupée, parfait stéréotype féminin, qu’il tente d’humaniser et qu’il séduit. Barbie devient le symbole et le syndrome obsessionnels des fantasmes les plus fous dans lesquels Rebufa se perd. Il prend plusieurs identités, acteur d’une vie quotidienne idéalisée ou héros de l’Antiquité : Bellérophon chevauchant Pégase en compagnie d’Athéna (Barbie), Dionysos entouré de nymphes (Barbie), et pourquoi pas Robinson Crusoé rejoint par Vendredi devenu sujet féminin (Barbie), ou encore gardian, torero…
Nous sommes pris dans un jeu de séduction qui ne que s’adresse pas exclusivement à Barbie. Cependant, cet humour n’éclipse pas un sentiment de mélancolie. L’œuvre d’Olivier Rebufa s’apparente en effet à un journal intime où sont formulés ses doutes et sa quête d’une vérité dans le chemin d’une vie semée de petits cailloux, ceux du Petit Poucet mais aussi les pierres obstacles, les pierres de conjurations qui se mettent en travers de la route… Il s’agit d’une réelle interrogation sur la représentation, d’une critique sociale voire sociétale…







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Zoé de Sagan
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