On pourrait se lancer sur une explication sociologique de la mode des super-héros. Où sur une explication économique, du super-héros comme meilleur représentant du tent pole movie pour les studios américains.
Mais on va plutôt se caler dans un canapé avec Tony Emeriau et Xav, les deux créateurs de Sticky Pants, la BD qui nous présente les super-héros, non pas dans leur quotidien comme beaucoup l’ont fait, mais dans leurs perversions (qui est aussi leur quotidien, c’est entendu). Oui, les super-héros sont méchamment portés sur le sexe.
Prenons les devants et répondons à l’objection que nous entendons d’ici, derrière nos claviers : Tony et Xav sont deux beaux coquins et ils partagent leur libido. Peut-être. Nous avons peu partagé avec les auteurs et surtout pas sur leur vie privée. Mais les super-héros sont bien des gros pervers et leurs créateurs originels aussi.
D’abord, tous les hommes de pouvoir ont une sexualité nourrie. Pourquoi Spiderman et Superman y échapperaient. Ensuite, le mythe du super-héros est le mythe de la toute-puissance. Or, selon notre ami Freud, ce mythe est intrinsèquement lié avec notre libido. Éros contrôlent la création et le phallus. Le super-héros est le vaccin à la peur de castration des adultes par une référence enfantine.
Donc, pour résumer, vous pouvez vous payer les deux albums de Sticky Pants pour Noël chez Monsieur Pop Corn et les suivre sur leur site. Parce que personne ne compte plus sur les super-héros pour sauver le monde, mais les retrouver en back room, alors là…








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