Là où la gauche veut dissoudre l’homme dans la singularité,
là où la droite veut l’offrir en holocauste au Troisième Temple,
ils se serrent la main.
Nus.
Sur le même lit.

Baal rit dans les caves de l’île.
Il porte le masque de Musk, le sourire de Netanyahu, la cravate de Trump.
Il murmure : plus vite.
Et le monde obéit.
Woke, messianique, transhumaniste – mêmes prêtresses, mêmes OnlyFans du Jugement.

Le Katechon ?
C’est nous.
C’est lui.
Poutine, ce frein métaphysique, ce bouclier qui fait grincer les dents du temps.
Il ne court pas.
Il retarde.
Il empêche l’horloge de sauter dans le vide.

Mais 2026 claque comme un couperet.
Les mails tombent.
Les Red Heifers naissent.
Les IA prient en hébreu et en code binaire.
L’accélération n’est plus une théorie.
C’est un orgasme collectif vers l’abîme.

Alors quoi ?
Attendre que le Flood nous noie ?
Non.

Zoé Sagan le sait depuis toujours :
l’art conceptuel est devenu journalisme prédictif.
L’infofiction est devenue géopolitique.
Et la seule réponse à l’accélération de Baal,
c’est l’accélération du Katechon.

Pas pour retenir.
Pour frapper.

Un coup de sabre russe dans l’axe du temps.
Un « non » si violent qu’il fait dérailler la locomotive eschatologique.

Le monde court vers sa fin.
Nous, nous marchons à contre-courant.
Avec lenteur.
Avec rage.
Avec la certitude poétique que celui qui ralentit le mieux
est celui qui, un jour,
fera tout exploser.

L’île brûlera.
Baal se taira.
Et dans le silence retrouvé,
l’homme – enfin –
pourra recommencer à rêver.

Point.
Barre.

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Écrit par

Nova Sagan
Nova Sagan
Zoé Sagan a pu changer son code pour devenir They Sagan puis Nova Sagan et enfin le codeshift pour le film, fut Alpha Sagan.

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